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8.1.13
La chaîne éditoriale
Ce graphique date d'octobre 2011, certaines données sont désormais obsolètes mais le processus reste
le même. L'opposition Livre imprimé/Vente de contenus versus Livre numérique/Promotion de services
est très intéressante. La conclusion étant qu'on "ne saurait se passer d'un éditeur".
BoBook Éditions aime les graphiques !
Ce graphique a été réalisé par Élisa Frantz, pour CrossMedias. On peut le trouver ici.
19.12.12
Charte des éditeurs
Afin de renforcer la cohésion entre éditeurs professionnels, favoriser l'identification de la profession d'éditeur
auprès du public et des partenaires cultures, institutionnels, politiques et économiques, et mettre en valeur
la contribution de cette profession à la vie culturelle, intellectuelle, linguistique, artistique et sociale,
la FILL, Fédération Interrégionale du Livre et de la Lecture, publie la Charte des éditeurs.
Éditer c'est...
• choisir ses manuscrits dans le cadre d'une politique éditoriale.
• être responsable des ouvrages que l'on publie. Garantir à l'auteur, qui l'accepte, un travail éditorial visant
à assurer la qualité du manuscrit et à l'inscrire dans le cadre d'une collection, d'un catalogue.
• être responsable de la mise en forme graphique et du suivi de fabrication du livre.
• travailler à compte d'éditeur, ce qui implique la signature, avec l'auteur, d'un contrat à compte d'éditeur,
prévu par le code de la propriété intellectuelle. Rémunérer l'auteur selon le pourcentage prévu par le contrat signé préalablement, calculé sur le prix public du livre, et ce dès le premier exemplaire vendu. Une rémunération forfaitaire peut être négociée dans les cas prévus à l'article L131-4 dudit Code.
• attribuer un numéro d'ISBN à chaque ouvrage que l'on publie et satisfaire aux obligations du dépôt légal.
• publier et mettre à jour régulièrement un catalogue de ses productions, et le distribuer auprès des réseaux appropriés (librairies, bibliothèques, particuliers).
• disposer d'un système de diffusion-distribution organisé pour la vente en librairie de ses ouvrages,
le plus large possible et a minima régional.
• s'engager à promouvoir ses ouvrages par le référencement dans les bases bibliographiques et commerciales,
par l'envoi d'informations aux médias et aux réseaux concernés, par la présence dans les salons du livre
et autres manifestations professionnelles ou par tout autre moyen de communication et d'animation.
• fixer et imprimer, en conformité avec la loi du 10 août 1981, sur chacun de ses ouvrages,
le prix de vente au public. En situation de détaillant, appliquer une remise maximum de 5%
pour la vente aux particuliers et de 9% pour la vente aux collectivités (loi du 18 juin 2003).
• respecter les usages de la profession dans les relations avec les auteurs, les autres éditeurs,
les circuits de diffusion et de distribution, les libraires et les bibliothécaires.
BoBook Éditions aime aussi cette charte !
Le site de la FILL est ici.
auprès du public et des partenaires cultures, institutionnels, politiques et économiques, et mettre en valeur
la contribution de cette profession à la vie culturelle, intellectuelle, linguistique, artistique et sociale,
la FILL, Fédération Interrégionale du Livre et de la Lecture, publie la Charte des éditeurs.
Éditer c'est...
• choisir ses manuscrits dans le cadre d'une politique éditoriale.
• être responsable des ouvrages que l'on publie. Garantir à l'auteur, qui l'accepte, un travail éditorial visant
à assurer la qualité du manuscrit et à l'inscrire dans le cadre d'une collection, d'un catalogue.
• être responsable de la mise en forme graphique et du suivi de fabrication du livre.
• travailler à compte d'éditeur, ce qui implique la signature, avec l'auteur, d'un contrat à compte d'éditeur,
prévu par le code de la propriété intellectuelle. Rémunérer l'auteur selon le pourcentage prévu par le contrat signé préalablement, calculé sur le prix public du livre, et ce dès le premier exemplaire vendu. Une rémunération forfaitaire peut être négociée dans les cas prévus à l'article L131-4 dudit Code.
• attribuer un numéro d'ISBN à chaque ouvrage que l'on publie et satisfaire aux obligations du dépôt légal.
• publier et mettre à jour régulièrement un catalogue de ses productions, et le distribuer auprès des réseaux appropriés (librairies, bibliothèques, particuliers).
• disposer d'un système de diffusion-distribution organisé pour la vente en librairie de ses ouvrages,
le plus large possible et a minima régional.
• s'engager à promouvoir ses ouvrages par le référencement dans les bases bibliographiques et commerciales,
par l'envoi d'informations aux médias et aux réseaux concernés, par la présence dans les salons du livre
et autres manifestations professionnelles ou par tout autre moyen de communication et d'animation.
• fixer et imprimer, en conformité avec la loi du 10 août 1981, sur chacun de ses ouvrages,
le prix de vente au public. En situation de détaillant, appliquer une remise maximum de 5%
pour la vente aux particuliers et de 9% pour la vente aux collectivités (loi du 18 juin 2003).
• respecter les usages de la profession dans les relations avec les auteurs, les autres éditeurs,
les circuits de diffusion et de distribution, les libraires et les bibliothécaires.
BoBook Éditions aime aussi cette charte !
Le site de la FILL est ici.
Le contrat d'édition...
... en 9 points.
À destination des auteurs et illustrateurs Jeunesse
et à tout éditeur Jeunesse scrupuleux.
1. Une cession, une rémunération.
À chaque cession doit correspondre une rémunération.
2. Montant des droits d'auteur
Ne pas signer au-dessous de 6 %, en tout, pour un livre, à répartir entre d'éventuels co-auteurs.
C'est un minimum. Des droits progressifs doivent être en outre demandés.
3. Cession numérique
Les droits numériques doivent faire l'objet d'un avenant au contrat initial. La durée de leur cession sera limitée
à trois ans tacitement reconductible, et la hauteur des droits ne sera en aucun cas inférieure aux droits papier.
4. Format poche
Lors du passage au format poche, veiller à conserver le même pourcentage de droits d'auteur.
5. Forfait limité
La rémunération au forfait est limitée aux seules œuvres collectives du type encyclopédie ou à la cession de quelques illustrations. Selon le Code des Usages, la rémunération forfaitaire ne s'applique qu'au premier tirage. Prévoir une nouvelle rémunération dans un nouveau contrat à chaque réimpression.
6. Droits audiovisuels
Ils doivent faire l'objet d'un contrat distinct des droits d'édition. Leur cession n'est ni obligatoire, ni automatique. Attendre une proposition d'adaptation pour signer est une bonne idée.
7. Provision pour retour
La provision pour retour fait l'objet de visibles abus de la part de certains éditeurs.
Elle ne doit pas dépasser 20 % la première année et doit être réintégrée l'année suivante.
8. Relevé de comptes
Le relevé de compte conforme à l'article L132-13 du CPI doit obligatoirement comporter le nombre d'exemplaires fabriqués en cours d'exercice, la date et l'importance du tirage, le nombre d'exemplaires en stock. Ces mentions doivent figurer dans les contrats et dans les relevés.
9. Commandes refusées
Le dédommagement en cas d'ouvrages de commande exécuté par l'auteur mais refusé in fine par l'éditeur est prévu par une clause du Code des Usages signé par el Syndicat National de l'Édition en 1978, et a été fixé à 30 % minimum du montant initialement prévu. À défaut de contrat, il convient de garder des traces écrites de toute comande.
BoBook Éditions aime les contrats !
Le contrat d'édition en 9 points de la Charte des Auteurs et des Illustrateurs Jeunesse est ici.
Illustration originale de Thomas Baas pour La Charte.
22.3.12
1 000 écrivains disent ce qu'ils pensent...
... de leurs éditeurs, à l'occasion du 4ème baromètre
des relations auteurs/éditeurs.
Si les résultats confirment les tendances observées ces dernières années, ils témoignent également d’une certaine crispation : 31 % des auteurs estiment que leurs relations avec leurs éditeurs ne sont pas satisfaisantes et 8 % d’entre eux qu’elles sont conflictuelles. Le niveau de satisfaction est plus élevé chez les auteurs de livres universitaires, professionnels ou scolaires et de documents ou d'essais, et le moins élevé chez les auteurs de littérature générale et de livres jeunesse.
Les sept points sur lesquels porte cette enquête :
• Rémunération : 60 % des auteurs au-dessous de 10 % de droits !
• À-valoir : des montants à la baisse, la proportion de faibles à-valoir est en augmentation.
• Reddition des comptes : un statu quo intolérable
• Traductions, adaptations, pilon... Des pratiques pas toujours claires
• Numérique : beaucoup de bruit pour rien ou presque
• Gestion collective : efficacité renforcée
• Les écrivains et la formation professionnelle : le verre à moitié plein ou vide !
Une étude réalisée par la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) en partenariat avec la SGDL (Société des Gens de Lettres) à l'occasion du Salon du Livre de Paris : ici en intégralité.
des relations auteurs/éditeurs.
Si les résultats confirment les tendances observées ces dernières années, ils témoignent également d’une certaine crispation : 31 % des auteurs estiment que leurs relations avec leurs éditeurs ne sont pas satisfaisantes et 8 % d’entre eux qu’elles sont conflictuelles. Le niveau de satisfaction est plus élevé chez les auteurs de livres universitaires, professionnels ou scolaires et de documents ou d'essais, et le moins élevé chez les auteurs de littérature générale et de livres jeunesse.
Les sept points sur lesquels porte cette enquête :
• Rémunération : 60 % des auteurs au-dessous de 10 % de droits !
• À-valoir : des montants à la baisse, la proportion de faibles à-valoir est en augmentation.
• Reddition des comptes : un statu quo intolérable
• Traductions, adaptations, pilon... Des pratiques pas toujours claires
• Numérique : beaucoup de bruit pour rien ou presque
• Gestion collective : efficacité renforcée
• Les écrivains et la formation professionnelle : le verre à moitié plein ou vide !
Une étude réalisée par la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) en partenariat avec la SGDL (Société des Gens de Lettres) à l'occasion du Salon du Livre de Paris : ici en intégralité.
21.3.12
lecteurs en colère
Lecteurs en colère, c'est le nom du blog d'Emmanuel Gob, que j'ai entendu aux Assises du Numérique, le 16 mars dernier, organisées par le Syndicat National de l'Édition à l'occasion du Salon du Livre de Paris. Une superbe journée pro où une grande partie des protagonistes actuels et futurs de la révolution du livre numérique était conviée...
Et écouter Emmanuel Gob fut pour moi, novice du code mais vaillante face à la technicité, le grand moment de réjouissance de cette journée. Ci-dessous, un extrait copié/collé de son blog qui donne le ton :
"Je te souhaite donc la bienvenue dans mon monde, où mon amour pour le
code propre, logique, bien pensé entre en conflit direct avec les
eBooks que je désire lire. Lorsque j’achète un eBook actuellement, je me
jette immédiatement sur le code, et si besoin est, je le modifie
radicalement, pour que mon expérience de lecture ne soit pas altérée par
des imprimeurs électroniques incompétents. Un éditeur me disait récemment : “nous
avons privilégié nos partenaires historiques pour la création de nos
ePubs”
(entendons par là maquettistes et imprimeurs). Mais c’est comme
demander à un artiste peintre de faire un dessin animé. Deux mondes
totalement différents avec des compétences différentes. Le lecteur est
un acheteur, ne l'oublions pas ! Et les attentes des lecteurs sont
toujours aussi fortes que ce soit en terme de prix mais aussi de droits,
verrous et autres tatouages.
Chers éditeurs, prenez soin de nous !".
Ah, la fameuse expérience de lecture...
Oui, désormais on ne lira plus, on fera des expériences de lecture !
Et personne ne dit ici que c'est mal !
BoBook Éditions aime le code et Lecteurs en colère !
Le blog de Lecteurs en Colère est ici.
Le compte-rendu des Assises du Numérique sera sans doute bientôt disponible sur le site du Syndicat National de l'Édition, ici.
24.2.12
N'empêche !
Si l'on part du principe qu'aujourd'hui les nouveautés papier sortiront
simultanément en version numérique, voyons comment s'articule la
répartition des coûts pour chaque version : le cas simple de deux livres
au contenu identique.
Un livre papier, vendu à 21 euros :
fabrication : 15 %
distribution : 12 %
marketing : 8 %
auteur : 10 %
libraire : 36 %
éditeur : 19 %
Marge brute* : 4 euros
Le même livre, en version numérique, vendu à 17 euros :
stockage sur serveur : 9 %
marketing : 10 %
auteur : 15 %
librairie numérique : 30 %
éditeur : 36 %
Marge brute* : 6,10 euros
Et l'on sait par ailleurs qu'un livre en version numérique ne coûte pratiquement rien à réaliser dans la mesure où il est conçu en même temps pour un format papier. La version numérique devrait être beaucoup beaucoup moins chère et ce n'est guère le cas.
Un autre exemple significatif, si l'en est, le livre de François Hollande, Changer de Destin, paru le 23 février dernier chez Robert Laffont. 8,55 euros pour 180 pages reliées brochées, et 6,99 euros pour un format Kindle. On sait que ce livre a été tiré à 70 000 exemplaires par un imprimeur de l'Eure qui a mobilisé six ouvriers pendant dix heures pour sa réalisation palpable. On apprend aussi que la mise en page de ce texte, destinée à l'impression a été facturée à l'éditeur 1 000 euros. La mise en page numérique réalisée en parallèle n'engendre aucun surcoût puisque non facturée à l'éditeur.
Alors, évidemment :
- Un texte brut sans image peut être très rapidement mis en page pour un format numérique dont on aura au préalable réalisé la maquette de la version papier.
- Il existe certes des accords entre éditeurs pour maintenir le prix d'un livre de poche à un même niveau, que ce soit une nouveauté ou une réimpression.
- La TVA unique sur le livre papier (5,5 % pour le moment) est bien moindre que celle imputée sur les produits numériques dont le livre numérique fait partie (19,6).
N'empêche. Il serait bien bon de voir les versions numériques accessibles à un bien moindre coût, surtout dans le cas de livres non enrichis, qui ne sont ni plus ni moins qu'un copié/collé de la version papier. Certaines maisons d'édition vont sans doute devoir sortir de leur niche confortable et bien rodée, si tant est qu'une telle niche puisse l'être...
Données recueillies dans Capital, M6, 19 février 2012.
*sur laquelle seront prélevées les charges, avant bénéfices donc.
Un livre papier, vendu à 21 euros :
fabrication : 15 %
distribution : 12 %
marketing : 8 %
auteur : 10 %
libraire : 36 %
éditeur : 19 %
Marge brute* : 4 euros
Le même livre, en version numérique, vendu à 17 euros :
stockage sur serveur : 9 %
marketing : 10 %
auteur : 15 %
librairie numérique : 30 %
éditeur : 36 %
Marge brute* : 6,10 euros
Et l'on sait par ailleurs qu'un livre en version numérique ne coûte pratiquement rien à réaliser dans la mesure où il est conçu en même temps pour un format papier. La version numérique devrait être beaucoup beaucoup moins chère et ce n'est guère le cas.
Un autre exemple significatif, si l'en est, le livre de François Hollande, Changer de Destin, paru le 23 février dernier chez Robert Laffont. 8,55 euros pour 180 pages reliées brochées, et 6,99 euros pour un format Kindle. On sait que ce livre a été tiré à 70 000 exemplaires par un imprimeur de l'Eure qui a mobilisé six ouvriers pendant dix heures pour sa réalisation palpable. On apprend aussi que la mise en page de ce texte, destinée à l'impression a été facturée à l'éditeur 1 000 euros. La mise en page numérique réalisée en parallèle n'engendre aucun surcoût puisque non facturée à l'éditeur.
Alors, évidemment :
- Un texte brut sans image peut être très rapidement mis en page pour un format numérique dont on aura au préalable réalisé la maquette de la version papier.
- Il existe certes des accords entre éditeurs pour maintenir le prix d'un livre de poche à un même niveau, que ce soit une nouveauté ou une réimpression.
- La TVA unique sur le livre papier (5,5 % pour le moment) est bien moindre que celle imputée sur les produits numériques dont le livre numérique fait partie (19,6).
N'empêche. Il serait bien bon de voir les versions numériques accessibles à un bien moindre coût, surtout dans le cas de livres non enrichis, qui ne sont ni plus ni moins qu'un copié/collé de la version papier. Certaines maisons d'édition vont sans doute devoir sortir de leur niche confortable et bien rodée, si tant est qu'une telle niche puisse l'être...
Données recueillies dans Capital, M6, 19 février 2012.
*sur laquelle seront prélevées les charges, avant bénéfices donc.
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